L’histoire que développe Latour est convaincante, prenante et bien rythmée. Il y a clairement une montée en puissance par rapport au tome 1, et ce malgré quelques longueurs évitable au début. Les personnages sont plus étoffés et même si l’action est bien présente, l’histoire prend le temps de marquer le pas pour prendre de l’ampleur et crédibiliser l’ensemble.

Le dessin est précis mais manque parfois de lisibilité – Sont-ce les chinois qui se ressemblent tous ou les dessinateurs qui ne les différencient pas assez ? Les scènes d’actions quant à elles sont un peu statiques et souffrent d’un découpage un peu mou – sans parler du manque de crédibilité de certains retournements, les ficelles étant parfois un peu épaisses.

Au final, j’ai trouvé ce deuxième tome presque à la hauteur du premier, la nouveauté en moins, et les limites du dessin à peine compensées par un scénario original. Il est certes difficile de garder une qualité constante sur l’ensemble d’une série, mais j’espère sincèrement que le troisième tome sera – au moins – à la hauteur du premier, et qu’il ne confirmera pas l’érosion entamée par ce Dragon Céleste. Rendez-vous le mois prochain.