Rien de nouveau sous le soleil, ce premier tome (d’une série de 2) ne brille pas par son originalité scénaristique, surtout qu’il reprend une histoire similaire dans un univers identique par les mêmes auteurs (7 voleurs). Cependant, Je dois dire que le Matin des cendres renouvelle agréablement bien le genre : D’une part son découpage original – des cases superposées pour signaler la narration d’un évènement passé par un protagoniste – mais également son rythme – pas de temps mort et des rebondissements crédibles et bien dosés apportant leur lot de surprises – le dessin surtout –Lereculey exécute ici un magnifique dessin emprunt d’une grande maîtrise – sans oublier bien sûr le format en 2 tomes, ce qui prévient l’éventuelle frustration du lecteur qui sent qu’il va en prendre pour 8 tomes avant de connaître le dénouement de l’histoire (cf Lanfeust).

Bonne surprise donc pour ce premier tome de Wollodrïn, qui confirme l’affinité des auteurs pour le style heroic-fantasy et qui assure la relève du genre chez Delcourt, délaissé depuis l’incroyable Légendes des Contrées Oubliées. On notera au passage l’hommage déguisé à son premier tome, la saison des cendres, reste à vérifier si l’histoire sera du même calibre. Cela semble difficile, mais on peut toujours espérer. En attendant, on prendra quand même du plaisir à lire cette BD, et on en vient presqu’à souhaiter que la série ne s’arrêtera pas après 2 tomes.