Comme toujours avec Andreas, il nous offre plusieurs niveaux de lecture. Ici, 2. Le plus simple, une paire de mondes alternatifs en interactions que Capricorne va s’affairer à réunir pour reconstruire la ville, et un deuxième qui demande une plus grande connaissance de la mythologie Capricorne sous la forme de dialogues en bas de page. En tant que fan d’Andreas de la première heure, je m’émerveille devant les montagnes d’ingéniosité qu’il déploye avec une énergie sans cesse renouvelée, et ce, 2 fois par an : 1 fois pour Arq, l’autre pour Capricorne. Sa mise en page bien sûr, mais les circonvolutions de ses histoires, ainsi que son dessin énigmatique d’une puissance incroyable vous entraîneront toujours un petit peu plus loin, sans jamais vous ramener complètement.

Jamais monotones, toujours étranges, souvent complexes, il semblerait pourtant que les aventures de Capricorne soient en mal de popularité et soient venues a bout de la patience du Lombard. En effet, selon l’auteur lui-même, la collaboration s’arrêterait à ce tome. Espérons qu’il trouvera une solution pour éditer les 5 derniers tomes. Dans le cas contraire, gageons que cela frustrera des hordes de fans laissés sur leur faim, moi compris.